Principe

 

Lorsqu’il existe un relâchement de la peau au niveau de la face interne des cuisses, une lipoaspiration isolée ne peut suffire.

Une remise en tension de la peau est nécessaire : c’est le lifting crural ou lifting de la face interne de la cuisse.

Les patients ayant subi un amaigrissement massif après une chirurgie bariatrique (Sleeve-Gastrectomie, By-Pass) ou un régime alimentaire ont recours à ce type d’intervention.

Le but est de corriger l’excès de peau et de graisse.


Déroulement de l’intervention

  • L’intervention se réalise en clinique sous anesthésie générale avec une hospitalisation de 24-48h. Un bilan préopératoire habituel est demandé avant l’intervention mors de la visite avec le médecin anesthésiste. Le tabac doit impérativement être arrêté 1 mois avant et 1 mois après l’intervention. La durée de l’intervention est, en moyenne, d’1 ½ h.
  • L’incision est située, en avant, près du pli de l’aine. Elle se prolonge ensuite dans le sillon fessier. Une lipoaspiration est associée chaque fois pour corriger la surcharge graisseuse.
  • La peau en excès est retirée à la demande et une fixation est réalisée en profondeur au ligament aponévrotique de manière à éviter un déplacement de la cicatrice vers le bas. Elle sera ainsi cachée dans un pli naturel et donc assez discrète. Un panty de contention est posé en fin d’intervention.

Les suites opératoires et complications possibles

Dans les suites opératoires, des ecchymoses et un oedème (gonflement) peuvent apparaître. Ils régresseront dans les 10 à 20 jours. Les douleurs se manifestent surtout à la marche et lors de la montée des excaliers.

Il y a lieu de prévoir un arrêt de travail de 1 à 3 semaines, en fonction de la nature de l’activité professionnelle. La pratique d’une activité sportive sera reprise progressivement à la 6ème semaine postopératoire.

La cicatrice s’estompe en règle générale après le 3ème mois. Les imperfections de résultat concernent la cicatrice qui peut être visible, une légère asymétrie résiduelle.

De petites retouches chirurgicales réalisées sous anesthésie locale sont possibles mais pas avant le sixième mois.

Parmi ces complications envisageables, il faut citer : 

Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), assez rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence comme le port de bas anti-thrombose, lever précoce, traitement anticoagulant.

L’hématome est rare et justifie son évacuation. L’infection est favorisée par la proximité des orifices naturels : son traitement nécessite un drainage chirurgical.

L’épanchement lymphatique finit par se résorber.

Des altérations de la sensibilité de la face interne de la cuisse disparaissent au bout 3 à 6 mois.

Une nécrose tissulaire : sa prévention repose sur un geste adapté et réalisé dans les règles de l’art.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais savoir qu’une intervention chirurgicale, quelle qu’elle soit, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Tarifs

Une prise en charge par l’Assurance Maladie est possible avec un dépassement d’honoraires à partir de 3.000€ selon la codification de la CCAM, pouvant être remboursé totalement ou partiellement par les mutuelles complémentaires.

Un devis détaillé vous sera remis par le Docteur Richard AZIZA lors de la consultation avec une fiche
d’information sur le déroulement de l’intervention.