Seins tubéreux

Ils correspondent à une malformation de cause encore inconnue survenant durant la croissance.

Les seins prennent un aspect tubulaire dans leur forme la plus sévère.

 

On distingue 3 grades de seins tubéreux :

 

  • Grade 1 : c’est la forme la plus fréquente, seul le segment inféro-interne est absent. L’aréole regarde en bas et en dedans.
  • Grade 2 : toute la moitié inférieure du sein est absente. L’aréole regarde en bas.
  • Grade 3 : les segments supérieurs et inférieurs peuvent être absents. Dans ce cas, la base mammaire est complètement rétrécie et le sein prend une forme de tube.

 

Différentes techniques sont pratiquées selon le grade

Grade 1

Technique identique à une plastie de réduction mammaire avec cicatrice verticale et horizontale en T inversé.

Grades 2 et 3

Pose de prothèses mammaires avec plastie mammaire laissant les mêmes cicatrices ou parfois limitée autour de la plaque aréolaire.

Le résultat définitif n’est obtenu qu’au bout de 3 à 6 mois. Le sein continue à évoluer au cours des années.

Le tabac doit impérativement être arrêté au moins un mois avant et un mois après le geste chirurgical.

Une mammographie et une échographie de moins de trois mois sont prescrites avant l’intervention. Les antécédents de cancer du sein seront recherchés. Une courte hospitalisation de 24-48h est habituelle.

Une visite préalable avec l’anesthésiste est nécessaire au cours de laquelle des examens seront demandés (bilan sanguin, etc…).

La durée de l’intervention est d’environ 2 h.

Suites opératoires 

Arrêt du sport pendant 1 mois ainsi que port d’un soutien-gorge adapté durant 1 à 2 mois.

Les fils de suture sont résorbables.

 

Gynécomastie

 

La gynécomastie se définit comme le développement excessif des glandes mammaires chez l’homme. Elle peut toucher un sein ou les deux.

La cause n’est souvent pas retrouvée (gynécomastie idiopathique), mais parfois elle est secondaire à un trouble hormonal ou à la prise de certains médicaments qu’il faudra rechercher. Des examens complémentaires sont donc nécessaires pour éliminer une de ces causes.

De même ils doivent être complétés par une échographie et une mammographie récentes.

Chez l’adolescent, la gynécomastie est mal vécue et impose une prise en charge adaptée.

L’intervention se déroule en clinique avec une hospitalisation de 24h ou en ambulatoire (entrée et sortie le même jour). Une visite préalable avec l’anesthésiste est nécessaire au cours de laquelle des examens seront demandés (bilan sanguin…). Il est impératif d’arrêter le tabac un mois avant et un mois après l’intervention.

La durée de l’intervention est d’environ 1h selon le type d’acte réalisé.

Dans le cas où il existe un excès de graisse, une liposuccion seule peut suffire. Les cicatrices sont alors minimes.

Si l’excès cutané est important, les cicatrices nécessaires pour redraper la peau sont plus longues. Elles sont placées en général autour de l’aréole, parfois en T inversé : verticale et horizontale dans le sillon sous-mammaire. Un drain est souvent mis en place.

A la fin de l’intervention, un vêtement de contention (gilet chirurgical compressif) sera posé. Il sera porté pendant 15 jours à 3 semaines pour faciliter les suites opératoires et limiter le gonflement (œdème).

Les suites sont parfois douloureuses. Des antalgiques sont prescrits durant 1 semaine. Un arrêt de travail est nécessaire selon l’importance du geste opératoire entre 5 à 15 jours.

 

Les imperfections de résultats peuvent nécessiter une reprise chirurgicale a minima :

 

  • Asymétrie résiduelle ou irrégularité du volume mammaire.
  • Asymétrie de position ou de forme des aréoles.

 

Syndrome de Poland

 

Le syndrome de Poland est une malformation rare qui touche 2 à 3 fois plus d’hommes  que les femmes (1 naissance sur 30.000) ; il est lié au développement anormal du fœtus durant la grossesse.

Il  s’associe à d’autres malformations qui touchent un seul côté (main, muscle pectoral, glandes mammaires). Par vois de conséquence, lorsque la femme est atteinte, il existe une asymétrie mammaire

Les premiers signes se manifestent dans l’enfance par l’absence de développement du muscle grand pectoral et une difficulté à croiser les bras.

Le but de la chirurgie est purement morphologique sans visée fonctionnelle, par pose d’un un implant sur mesure pour le déficit musculaire, d’un implant mammaire pour l’atrophie mammaire chez la femme, et un  transfert graisseux éventuel pour compléter le résultat .

 

Invagination du mamelon ou mamelon ombiliqué

 

Le mamelon qui doit être en relief, est le point de convergence des canaux galactophores qui permettent la lactation. Lorsque ce relief est peu marqué ou absent, on parle de mamelon ombiliqué.

La rétraction des canaux galactophores est responsable de l’invagination des mamelons.

L’intervention a pour but de redonner le relief absent sur un plan strictement esthétique ou parfois en raison de problèmes infectieux locaux. La chirurgie ne pourra en aucun cas rétablir ou améliorer la lactation.

L’intervention sectionne les canaux galactophores par une minime incision à la base du mamelon, puis une petite plastie en profondeur stabilise le résultat.

Plusieurs techniques existent. Les résultats sont satisfaisants avec une cicatrice quasi imperceptible. L’acte peut se réaliser sous anesthésie locale, il est généralement souvent associé à une plastie mammaire.

 

Les risques sont rares si l’acte est réalisé dans les règles de l’art :

 

  • Récidive parfois.
  • Nécrose tissulaire.
  • Troubles de la sensibilité (plus hyposensibilité qu’une hyperesthésie),

Tarifs

Un devis détaillé vous sera remis par le Docteur Richard AZIZA lors de la consultation
(incluant les frais de séjour en clinique et les honoraires de l’anesthésiste) avec une fiche
d’information sur le déroulement de l’intervention.