Prothèses mammaires

Le volume des seins est parfois peu développé, avec un volume glandulaire faible. Cette hypoplasie mammaire est parfois vécue comme une atteinte à la féminité et un mal-être.

Principe

 

La plastie d’augmentation mammaire par prothèse vise à rétablir un volume normal et harmonieux tout en préservant l’aspect naturel du résultat.

Une prothèse est toujours introduite en arrière de la glande mammaire pour augmenter la projection du sein.

Il en existe de différents volumes et de différentes formes (rondes ou anatomiques en forme de goutte ou de poire) remplies d’un gel de silicone très compact (et cohésif) donnant un toucher naturel et souple.

Déroulement de l’intervention

AVANT L’OPÉRATION

  • Une mammographie et échographie de moins de trois mois sont prescrites avant l’intervention.
  • Une courte hospitalisation de 24h est recommandée. Une visite préalable avec l’anesthésiste est nécessaire au cours de laquelle des examens seront demandés (bilan sanguin…).
  • La durée de l’intervention est d’environ 1h30. Un lipofilling est souvent associé : réinjection de la propre graisse du patient prélevée par liposuccion puis centrifugée.

INCISIONS POSSIBLES

  • Par voie aréolaire.
  • Par voie axillaire dans l’aisselle.
  • Par voie sous mammaire dans le sillon.

POSITIONS POSSIBLES

La prothèse est toujours placée en arrière de la glande mammaire, soit :

  • Devant le muscle grand pectoral (pré-pectoral).
  • En arrière du muscle (rétro-pectoral)

Le choix de emplacement sera discuté avec le chirurgien. Un drain est généralement posé pour éviter l’hématome.

Suites opératoires et risques éventuels

L’augmentation mammaire par prothèse réalisée pour des motivations esthétiques reste un acte chirurgical qui implique un risque inhérent à tout acte médical aussi minime soit-il.

Les suites sont peu douloureuses (surtout si la prothèse est placée devant le pectoral).

L’œdème s’estompe rapidement, le résultat est souvent très satisfaisant et spectaculaire.

Les cicatrices sont discrètes, les fils de suture sont résorbables.

La durée de vie des prothèses peut être de plusieurs années (15 ans en moyenne) : une échographie de contrôle chaque année permet de vérifier l’aspect de la prothèse et sa stabilité.

                                               

 Complications possibles

L’épanchement lymphatique qui disparaît en quelques jours.

Hématome, d’où l’intérêt de poser un drain.

L’infection, rare souvent secondaire à un retard de cicatrisation.

Trouble de la sensibilité de l’aréole, en rapport avec la voie d’incision au niveau de l’aréole.

Apparition de plis ou de vagues surtout si la patiente est mince. Le lipomodelage revêt tout son intérêt.

Apparition d’une coque : il s’agit d’une fibrose rétractile dont la survenue est imprévisible. Elle nécessite le changement de la prothèse.

Rupture : en rapport avec une usure physiologique de l’enveloppe. Le changement de la prothèse est nécessaire.

Malposition ou déplacement de la prothèse (en cas de prothèse anatomique) peut justifier une retouche chirurgicale.

En définitive, il ne faut pas surestimer les complications ou les risques, mais bien prendre conscience que tout acte médical aussi minime soit-il comporte une part de risques et d’aléas.

La confiance en votre chirurgien et les explications données contribueront au bon déroulement de l’acte et du suivi.

 

Questions souvent posées

 

Grossesse et allaitement

La grossesse est envisageable 6 mois après la pose d’une prothèse mammaire. L’allaitement est possible.

 

Prothèses et cancer du sein

La présence d’une prothèse mammaire n’augmente pas le risque de cancer du sein (adéno-carcinome). Lors du dépistage radiologique, il est nécessaire de préciser la présence de prothèses au radiologue (images numérisées, IRM…).

 

Lymphome anaplasique à grandes cellules

Dans 90% des cas, ce lymphome guérit et reste de très bon pronostic ; la dépose des prothèses est nécessaire. Dans 10% une prise en charge par des équipes spécialisées s’impose.

Tarifs

Un devis détaillé vous sera remis par le Docteur Richard AZIZA lors de la consultation
(incluant les frais de séjour en clinique et les honoraires de l’anesthésiste) avec une fiche
d’information sur le déroulement de l’intervention.